Vers une mémoire active du futur sépharade nord-africain
– 21 février 2018

Causerie-Petit déjeuner le mercredi 21 février de 8h à 9h30 à la CSUQ avec Miléna Kartowski-Aïach et Karim Akouche, écrivain berbère, animé par Sonia Sarah Lipsyc, directrice de ALEPH-Centre d’Etudes Juives Contemporaine

 

Présentation
Les jeunes générations originaires d’Afrique du nord, savent-elles d’où elles viennent afin d’avancer vers l’avenir? Connaissent-elles les siècles d’histoire commune judéo-berbéro-musulmane? Retrouver et co-construire une mémoire active, n’est-ce pas la condition d’un présent partagé, tourné vers l’altérité et la diversité profonde?
Lorsque le fil de la transmission s’est rompu, les héritiers deviennent alors les « contrebandiers de la mémoire » et les passeurs-créateurs du monde d’hier réactivé aujourd’hui.
Entre mission, devoir, éthique et effacement de l’histoire, nous questionnerons les enjeux politiques de mémoire et de transmission que soulèvent les jeunes générations juives, musulmanes et berbères dont les familles ou elles-mêmes, sont originaires d’Afrique du nord.

Miléna Kartowski-Aïach, est une jeune artiste-chercheuse née à Paris. Après des études de philosophie, elle poursuit un master de socio-anthropologie des religions, où elle conduit plusieurs ethnographies : à Djerba auprès de la communauté juive après le printemps arbe, ainsi que dans les montagnes de l’Atlas au Maroc sur les traces de la culture et de l’histoire des judéo-berbères. Diplômée de l’école des arts politiques de Sciences po Paris, elle poursuit un doctorat en anthropologie sur la jeune générations des artistes mizrahim ( sépharades d’Afrique du Nord et du Machrek) engagés en Israël. Miléna est également chanteuse, poète et metteure en scène. Elle développe depuis plusieurs années un théâtre laboratoire expérimental en lien avec ses terrains de recherche, les communautés et ses engagements politiques.

Un compte rendu de cet événement a également fait l’objet d’un article d’Elias Levy dans le CJN du 15.03.18. Cliquez ici.

Elle tient une chronique régulière dans le magazine du LVS-La Voix Sépharade. Son dernier texte reprend justement, sous le même titre que sa conférence, l’essentiel de son intervention de ce 21 février. Cliquez ici.


Karim Akouche, né en Kabylie (Algérie), poète, romancier et dramaturge, vit au Québec depuis 2008. Il est l’auteur, entre autres, des romans La Religion de ma mère (Archipel-Écriture, Paris, octobre 2017 ; Michel Brûlé, Montréal, 2017 ; Frantz Fanon, Tizi-Ouzou, 2017) et Allah au pays des enfants perdus (Dialogue Nord-Sud, Montréal, 2012 ; Frantz Fanon, 2014), du conte J’épouserai le Petit Prince (Dialogue Nord-Sud, 2014) et de la pièce de théâtre Toute femme est une étoile qui pleure(Dialogue Nord-Sud, 2013), jouée à Montréal à la Place des Arts (2013) et au Théâtre La Chapelle (2016).

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