Cours et Conférences

Lundi 22 juillet 2013

« La loi juive est-elle figée ?: une réponse séfarade et moderne orthodoxe », étude causerie avec Gabriel Abensour (Israël). Nous ouvrons exceptionnellement le centre ALEPH en juillet pour accueillir ce jeune leader israélien de 23 ans, d’origine française en visite en Amérique du nord.

Gabriel Abensour, en s’appuyant sur des extraits de textes de rabbins séfarades du 20ème et 21ème siècles comme R.Eliyahou Hazan, R.Meir Ben Zion Ouziel, R.Yossef Messas et R.Haim David Halévy, abordera cette thématique en proposant une vision dynamique de la loi juive. Il s’agit d’une étude suivie d’une causerie à bâtons rompus, le lundi 22 juillet 2013 de 19h à 20h30 à ALEPH au 5151 Chemin de la Côte St Catherine. Entrée 7$. Informations 514-7334998 poste 3160

Présentation du conférencier Gabriel Abensour :

Originaire de Strasbourg, petit-fils du rabbin David Abergel, Gabriel Abensour, 23 ans, étudie à l’école Aquiba et au lycée-yeshiva Eshel, puis part en Israël après l’obtention de son baccalauréat. Il y rejoint la « Yeshivat Hakotel », une institution affiliée au mouvement sioniste-religieux proposant un programme alliant études juives à plein temps et service militaire (« Yeshivat Hesder »). Après cinq ans d’études juives intensives, Gabriel commence un B.A alliant philosophie, économie et sciences-politiques à l’Université Hébraïque de Jérusalem. Il a également participé au 25e séminaire international pour un jeune leadership juif « Nahum Goldmann Fellowship » en 2013.

Passionné par le monde juif et ses enjeux contemporains, Gabriel a créée et anime en français le blog modern orthodox (www.modernorthodox.fr) et contribue régulièrement au site d’études juives (http://www.lesitedesetudesjuives.fr) ainsi qu’à différentes revues (« Terre Sainte », « Déot », « Éditions Lichma »). À travers ces différentes plateformes, Gabriel cherche à faire entendre une nouvelle voix au sein du judaïsme francophone, la voix d’un judaïsme orthodoxe moderne, profondément ancré dans la tradition juive et tourné vers le futur.

Présentation des rabbins cités dans la conférence :
« La loi juive est-elle figée?: une réponse séfarade et moderne orthodoxe »

  1. Eliyahou Hazan (1848-1908) : Né à Izmir (Turquie), il est le descendant d’une dynastie rabbinique nord-africaine. Il sera grand rabbin de Tripoli (Lybie), puis d’Alexandrie (Égypte). En avance sur son temps, Rav Hazan comprit que la modernité européenne ne tarderait pas à s’installer en Orient et changerait de façon drastique le mode de vie traditionnel des juifs locaux. Ses livres de responsa nous livrent une vision moderne d’un rabbin persuadé que la Halakha peut répondre aux problèmes de son temps. Parmi ses ouvrages, le monumental livre de responsa “Taa’loumot lev” ainsi qu’un livre de pensée juive “Zichron Yéroushalayim”.
  2. Méïr Ben-Zion Ouziel (1880-1953) : Né à Jérusalem, il sera tour à tour grand-rabbin de Salonique, de Tel-Aviv, puis d’Israël, dont il sera le premier Grand Rabbin séfarade. Il écrivit abondamment dans de nombreux journaux et périodiques, sur des thèmes religieux, communautaires et nationaux, ainsi que sur la philosophie juive. Il est l’auteur de nombreux responsas dont Michpété Uziel (4 volumes) contenant des commentaires talmudiques, des décisions halakhiques et des réflexions sur la Torah. Son approche de la Halakha montre un profond souci d’union. À une époque où le monde séfarade rencontrait pour la première fois le monde ashkénaze, Rav Ouziel chercha à minimiser au maximum les différences pour garantir l’union future du peuple juif.
  3. Yossef Messas (1892-1974)   : Né à Meknès (Maroc), décisionnaire, rabbin, mohel , poète et enlumineur. À 32 ans, il est nommé rabbin à Tlemçen (Algérie) ; seize ans plus tard, il devient le Av beit-din  (dirigeant des tribunaux rabbiniques) de Meknès. En 1964, il est  nommé grand rabbin de Haïfa (Israël), poste qu’il occupa jusqu’à son décès en 1974. Rav Messas fut témoin de l’assimilation du judaïsme nord-africain sous influence française. Plutôt que de rejeter les juifs assimilés, il chercha coûte que coûte à maintenir leurs liens avec la communauté. Ses décisions halakhiques extrêmement novatrices et courageuses témoignent d’un rabbin profondément conscient des problèmes de sa génération. Pour Rav Messas, le rabbin doit avant tout proposer des solutions concrètes permettant aux juifs de son époque à vivre au maximum leur foi sans se couper du monde. Le rabbin est un acteur actif de l’écriture d’une halakha vivante et non pas le gardien d’une halakha figée.
  4. Haïm David Halevy (1924-1998) : Né à Jérusalem d’une famille d’origine turque, Rav Halevy fut le Grand Rabbin séfarade de la ville de Tel-Aviv et faillit être élu Grand Rabbin d’Israël. Grand décisionnaire, il reste connu pour ses prises de position courageuses. Il trancha, entre autres, que le caractère démocratique de l’État d’Israël n’a pas à être remis en cause par la halakha et doit être accepté comme un fait légitime. Pour lui, la Torah laisse aux hommes le loisir de choisir les systèmes politique et économique qui leur conviennent et de ce fait, la loi juive n’a pas son mot à dire dans les affaires de l’État. Profondément sioniste, Rav Halevy oeuvra pour mettre en place des prières et coutumes spéciales lors de Yom Haatsmaout (fête de l’indépendance) et de Yom Yéroushalayim (réunification de Jérusalem). Rav Halevy fut l’un des premier rabbin orthodoxe à encourager l’étude du Talmud pour les femmes et jeunes filles. Il estimait également qu’une femme peut occuper n’importe quelle fonction publique et qu’elle est habilitée à trancher la loi juive.

Mardi 11 juin 2013

« Les droits de l’homme ont-ils anéanti les Droits de la personne humaine », conférence de Monette Vacquin, psychanalyste dans le cadre du Cycle « De l’humain dans l’homme, droits de la personne dans la tradition biblique et juive », organisé par l’Alliance Israélite Universelle et l’Institut Européen Emmanuel Lévinas en partenariat avec ALEPH.

Mardi 11 Juin 2013 de 19h30 à 21h30 au 5151 Chemin de la Côte St Catherine. Entrée libre. Infos 514.345.2556

Monette Vacquin, psychanalyste est membre de la Commission d’Ethique bio-médicale du Consistoire Israélite de Paris et du Conseil scientifique du département d’Ethique biomédicale des Bernadins à Paris.

Présentation de la conférence :

« Le terme de bio-éthique s’est imposé au début des années 80 avec les avancées fulgurantes de la biologie : 1978, naissance de la première enfant de l’histoire de l’humanité conçue hors du corps, c’est à dire sans sexualité. 1987, maîtrise du clonage animal et perspectives de clonage humain, c’est à dire indistinction des générations. Années 90, séquençage du génome humain, ouvrant la perspective de modification de l’espèce humaine par transgenèse. Années 2000, découverte des propriétés totipotentes des cellules – souches, favorisant la transformation des embryons humains en tissus, voire en organes. Dans l’intervalle, on a isolé, modifié, et breveté des gènes, rendu possible des manipulations intra-spécifiques, inter-spécifiques, inter-règne, et transformé le vivant en vivier industriel.Symptôme d’une génération, mais de quoi ?Prémisses d’une mutation ? Mais pourquoi ?Une chose est sûre : Le discours officiel de la « bio-éthique », avec sa candeur, ne permet pas de déchiffrer ce qui est à l’œuvre. Pire, l’habillage humaniste  masque l’attaque faite à la personne humaine, menacée de disparaître sous la surabondance de droits estimés les plus anodins, ou les plus légitimes, ou encore de devenir, comme le fait remarquer le même Bernard Edelman, «  Ni chose ni personne » («  Critique de l’humanisme juridique », dans «  L’homme, la Nature et le Droit ». 1988. Bourgoi).

Cette conférence se propose de soulever la question «  qu’est-il en train de se passer ? ». Nommer ce qui se passe est le premier acte éthique, et ce qui nous revient avec l’apparente extériorité de la technique est pourtant bien le fait des hommes, liés entre eux par des problématiques conscientes et inconscientes. »  Monette Vacquin.

Mardi 28 mai 2013

« Sources et fondements bibliques des droits de la personne », conférence inaugurale du Professeur Armand ABECASSIS, dans le cadre du Cycle « De l’humain dans l’homme, droits de la personne dans la tradition biblique et juive« , organisée par l’Alliance Israélite Universelle et l’Institut Européen Emmanuel Lévinas en partenariat avec ALEPH.

Mardi 28 mai 2013 de 19h30 à 21h30 au 5151 Chemin de la Côte St Catherine. Entrée libre. Infos 514.345.2556

Armand ABECASSIS est docteur d’État en Philosophie, certifié de langues sémitiques et certifié d’arabe et Professeur émérite de Philosophie à l’Université Michel-de-Montagne de Bordeaux. Il est aussi l’auteur de nombreux livres sur la Tradition juive, la Tradition chrétienne et le dialogue inter-religieux.

L’affirmation en valeur absolue des Droits de la personne – légitimement nécessaire et honorablement suffisante – a pu, en son temps de conception, au sortir de la Seconde Guerre Mondiale et de ses épouvantes,  paraître un repère spirituel et un rempart juridique féconds contre toutes atteintes à la liberté et la dignité humaine.

Les Droits de la personne furent bien, en effet, un levier référentiel international, bénéfique pour mettre en défaut les tyrannies, totalitarismes, et actes liberticides politiques ultérieurs.

Pour autant, leur emploi et invocation n’ont pu échapper aux dévoiements et détournements dus aux ruses faites par la malveillance, la duplicité, ou  fruits de la simple paresse éthique ou pire encore…

Cet humain que la tradition biblique avait su consigner et que la pensée juive n’a cessé de scruter.

Il s’agira donc ici, à l’occasion de ce Cycle, de remettre cet humain que la tradition biblique avait su consigner et que la pensée juive n’a cessé de scruter sur l’établi de travail les Droits de l’humain afin d’en approfondir  la portée. » Gérard Rabinovitch

Mardi 7 mai 2013

« Réfugiés juifs et minorités au Proche-Orient » avec Dr Meir Masri Feki, Institut d’Etude des Relations Internationales de Paris et la participation de Sylvain Abitbol, Co Président de « Justice for Jews from Arab Countries ».

Conférence organisée par le le Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CERJI) en partenariat avec ALEPH le mardi 7 mai 2013 de 19h à 20h30, 5151 chemin de la Côte St Catherine (salle Gelber. Tout public et entrée libre. Infos: 514-345-6411 poste 3675

Présentations des intervenants :

Meir Masri Feki auteur de plusieurs ouvrages sur le Moyen-Orient et directeur des Etudes à l’Institut d’Etude des Relations Internationales de Paris.

Écrivain engagé dans la défense des minorités au Moyen-Orient et dans l’intégration régionale de l’Etat d’Israël, il est l’auteur de plusieurs ouvrages sur le Moyen-Orient (voir biblio ci-dessous). Il a fait son doctorat avec Frédéric Encel et contribue régulièrement à des revues et journaux arabes, turcs et israéliens, et apparait fréquemment à France 24 en arabe. Meir participera les 9 et 10 mai à un colloque sur « la place pour les minorités ethnoreligieuses et ethnoculturelles au Proche et Moyen-Orient post- printemps arabe » organisé dans le cadre du 81e congrès de l’ACFAS à Québec.

Mais il sera avec nous au préalable pour cette conférence du mardi 7 mai organisée par le Centre consultatif des relations juives et israéliennes en partenariat avec ALEPH.

 

Bibiliographie du conférencier:

  • Les révoltes arabes, géopolitique et enjeux, Studyrama, Paris, 2011.
  • Géopolitique du Liban, constats et enjeux, Studyrama, Paris, 2011.
  • Les conflits du Moyen-Orient, Studyrama, Paris, 2010.
  • L’Iran et le Moyen-Orient, constats et enjeux, Studyrama, Paris, 2010.
  • Géopolitique du Moyen-Orient, Studyrama, Paris, 2008.
  • Israël, géopolitique et enjeux, Studyrama, Paris, 2008.
  • L’axe irano-syrien, géopolitique et enjeux, Studyrama, Paris, 2007.

Collaboration à des ouvrages collectifs

« Les frontières politiques », in Tabert (Pierre-Marie), dir., Les frontières, Studyrama, Paris, 2011, p. 37-59.

« L’Iran et la Syrie : une coopération stratégique », in Ayati (Ata), dir., L’Iran paradoxal, dogmes et enjeux régionaux, L’Harmattan, Paris, 2008, p. 85-98.

« Le malaise égyptien », in Rahmani (Moïse), dir., A l’ombre de l’Islam, minorités et minorisés, Filipson, Bruxelles, 2005, p. 115-264.

Lundi 29 avril 2013

« Etre Noir, Juif orthodoxe, Haïtien et Québécois: hommage à Gérard Etienne (1936-2008) » 

Evènement en partenariat avec les Amis Canadiens de l’Université de Bar Ilan et avec la collaboration Centre International de Documentation  et d’Information Haïtienne, caribéenne et Afro-Canadienne.

Soirée littéraire et artistique en Hommage à Gérard Etienne (1936-2008) avec:

  • Dr Simone Grosmann : « Ecriture et judéité chez Gérard Etienne », professeure de Littérature française et québécoise au Département de Culture française de l’Université Bar Ilan (Israël).
  • Dr.Henri Paratte : « Gérard Étienne, antidote à Louis-Ferdinand Céline: le juif-nègre répond au pourfendeur du nègre-juif », écrivain, universitaire, département des Langues et des Littératures à l’université Acadia.
  • Dr. Simon Harel : « Gérard Étienne: l’écriture de la survie. », Département de littérature comparée (UDM).
  • Franz Voltaire, « Les liens entre les communautés juives et haïtiennes au cours de l’histoire », directeur du Centre International de Documentation  et d’Information Haïtienne, caribéenne et Afro-Canadienne.
  • Natania Etienne, « La vie et l’œuvre de Gérard Etienne », éditrice.
  • Thélyson Orelien, poète et Thibault Jacquot-Paratte, slameur interpréteront des textes de Gérard Etienne.
  • Damian Nisensen, saxophoniste.
  • Dr Sonia Sarah Lipsyc, modératrice.

Dimanche 3 juin 2012

« Une révolution dans le monde orthodoxe? Comment concilier le monde de la Torah avec le monde séculier au travers d’une formation académique et professionnelle ? ».
Entretien public de Mme Adina Bar Chalom, directrice du Haredi College of Jerusalem avec Sonia Sarah Lipsyc, directrice de ALEPH. Introduction du Grand Rabbin Sépharade actuel de l’Etat d’Israël, Rav Shlomo Amar.

Evènement organisé par ALEPH (CSUQ), les congrégations Or Hahayim et Tifereth Beth David Jerusalem ainsi que la la Fondation de Jérusalem.

Adina Bar Chalom est la fille du Grand Rabbin Ovadia Yossef qui fut le Grand Rabbin Sépharade d’Israël et reste l’un des leaders rabbiniques les plus importants du monde juif. Mme Bar Chalom a créée, il y a quelques années, le Haredi College of Jerusalem afin de proposer aux femmes comme aux hommes du monde ultra orthodoxe (« haredi ») des formations professionnelles et académiques de haut niveau. Des centaines d’élèves ont déjà obtenu des diplômes et ont rejoint le monde du travail en Israël. Cette initiative tout à fait exceptionnelle est née notamment d’un triple constat :

  • la paupérisation croissante dans le monde ultra orthodoxe dont une part vit au dessous du seuil de pauvreté.
  • le poid économique que représente le monde ultra orthodoxe sur le reste de la population d’Israël et les dissensions que cette situation peut susciter dans la société israélienne. 
  • le risque que cette paupérisation fait peser sur l’ensemble de l’économie d’Israël. 

Au cours d’un entretien public avec Sonia Sarah Lipsyc, directrice de ALEPH, Mme Bar Chalom s’expliquera sur sa démarche, les difficultés et réussites auxquelles elle a été confrontées ainsi que les interrogations qu’elle suscite :

  • quelle est la part de l’éducation séculaire dans le monde de l’éducation du monde orthodoxe ?
  • comment concilier étude de la Torah et formation académique et professionnelle? Etc…

Cet évènement est présenté par Charles Barchichat et aura lieu (congrégation Or Hahayim), 5700 rue Einstein, Côte St Luc. Entrée libre et gratuite (café et patisseries offertes). Pour en savoir plus, vous pouvez lire les articles suivants :

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